L'herbe reverdit et les fleurettes jeunes s'en donnent à coeur joie. Pas de doute, c'est le printemps! 

 Nous sommes dans le Limousin, dans la cité des pelauds.


 

Eymoutiers

 

 

 

La ville d'Eymoutiers, une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Limoges, s'est développée et organisée autour de la Vienne, la rivière qui la traverse.

 

Dès le XIème siècle, elle tire son essor de la pratique du tannage.

  1. Le tan est fait à partir de l'écorce de chêne et de chataignier, ce qui ne manque pas dans la région.  Les besoins furent tellement importants qu'on y a même construit un moulin à tan au bord de la rivière.
  2. La région connaît depuis toujours une forte tradition d'élevage. On apprécie toujours la race limousine pour sa viande. 
  3. L'activité de tannage a besoin de beaucoup d'eau et là, la Vienne est généreuse.


Tout était donc à disposition sur place pour fournir des peaux de belle qualité.

 


 

Eymoutiers chute d'eau

 

 

 

C'est de leur activité de tannage que les habitants ont hérité de leur nom : les pelauds (ceux qui pèlent la peau) . Et depuis presque 10 siècles, on les appelle ainsi.

 

Au XVIIIème siècle, il y eût jusqu'à 20 tanneries sur les bords de la Vienne.

 

 

 

 

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Eymoutiers 3

 

 

 

Les "tanadours" s'étaient organisés en une puissante confrérie pour défendre leur métier, difficile. Il fallait avoir les mains dans l'eau par tous temps.

 

Les maisons des tanneurs comportaient des galeries ouvertes à l'étage pour faire sécher les cuirs. Aujourd'hui elles ont été fermées comme celle de la maison au pied de la collégiale Saint-Etienne.

 


 

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Le couvent des Ursulines., l'hötel de ville s'y est installé.

 


 

Eymoutiers 5

 

 

       Elle a aujourd'hui,  conservé le cachet des villes closes, un peu secrétes et fermées sur elles-mêmes.

 

 

 

 

 

 

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