Comme la Dordogne est une rivière attachante on va s'attarder un peu sur ses quais.

Le quai qui accueille agréablement les touristes l'été, se nomme le quai des gabariers et une gabare remise en état est là pour rappeler l'intense activité de batellerie de la ville.

Les maisons à bolets, tournent leur façade vers le soleil et la rivière.  Non, elles ne cachent aucun champignon délicieux mais un escalier extérieur et une galerie couverte typiques de la région.

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Les gabariers habitaient ces maisons dont le logis était situé à l'étage et qui abritaient au rez de chaussée le matériel et les marchandises à transporter.

La Dordogne était utilisée comme voie naviguable depuis le 8ème siècle, transportant de l'Auvergne vers l'Aquitaine, des produits locaux et surtout du bois de chêne destiné à la fabrication de barriques pour les vins de Bergerac (les merrains/douves) et de piquets de bois pour les vignes (les carcassonnes/échalas).

Compte tenu de leur lourd chargement, les gabares, barques à fond plat, n'effectuaient le transport que dans le sens du fil de l'eau et seulement lors des "eaux marchandes" lorsque le courant était suffisant, c'est à dire aux crues de fonte des neiges ou aux crues de l'automne soit une trentaine de jours par an.

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Il fallait profiter de ce court laps de temps et ce sont 300 gabares qui prenaient le fil de l'eau chaque année.

Les gabares avec leur équipage  de quelques hommes mettaient enivron 5 jours pour atteindre leur destination. Leur précieuse cargaison vendue et livrée, l'embarcation était démontée et vendue, à bas pris, en bois de chauffage. Et les hommes dites vous ?

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Et bien les hommes rentraient chez eux... à pied. Le chemin de fer a simplifié les transports mais aussi fait disparaitre des métiers et l'activité de villes entières. C'est le cas d'Argentat.

Je vous souhaite de très belles balades de printemps.

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